Aux pieds du Bouddha, un bol à offrandes. J’y dépose le monde d’une orange ou l’impermanence de la neige, des soleils de pissenlits, le frémissement des coquelicots, rien qu’un peu d’eau de pluie,
le parfum d’une grappe d’acacia, des galaxies de cerises, la nuit luisante des mûres, un éclat de raisins, des feuilles qui s’éteignent, la rareté d’une herbe sale … mais aujourd’hui,
cherchant des fleurs,
le paysage disparaît
Saurai-je cueillir un bol de brume ?
Par Fredb
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